
N'ayant pas trouvé mieux à dire que cet article pêché sur aVoir-aLire.com , j'ai décidé de vous en faire partager :
-Debut de Citation-
Deux heures payantes d’insupportable prêchi-prêcha religieux. Les amateurs de frissons et de bonne SF éviteront d’aller à la messe.
L’argument : Pour fêter l’anniversaire d’une école, une cérémonie est organisée au cours de laquelle une capsule temporelle contenant des messages écrits par des enfants 50 ans auparavant est déterrée et ouverte. Chaque enfant emporte chez lui un message, mais celui du petit Caleb est illisible, car il s’agit d’une suite incohérente de chiffres.
D’abord amusé, son père, statisticien, essaye de trouver une signification. Horrifié, il découvre peu à peu que chaque séquence de chiffres correspond à la date exacte d’une catastrophe récente. Lorsqu’il comprend que les 3 dernières séquences prophétisent des cataclysmes à venir, une course contre la montre commence.
Notre avis : Le syndrome Shyamalan a encore frappé, mais cette fois-ci c’est Alex Proyas (Dark city) qui est aux commandes de ce film fantastique à forte connotation religieuse. Partant d’un postulat plutôt attrayant qui évoque immanquablement les grandes heures de La quatrième dimension, Prédictions commence bien. Même très bien si l’on juge la première heure de ce blockbuster où Nicolas Cage est à nouveau convaincant en scientifique sceptique qui devient adepte de la numérologie par un concours de circonstances. A l’aide de quelques séquences spectaculaires particulièrement efficaces (le crash aérien ou encore l’accident dans le métro), Alex Proyas arrive à créer une atmosphère anxiogène fondée sur l’inévitable paranoïa post-11 septembre 2001. Même si on a du mal à retrouver le brio formel d’un réalisateur que l’on a connu plus inspiré, cette première partie intrigue suffisamment pour emballer le spectateur.
Tandis que le début du film met en place des éléments métaphoriques inoffensifs et traditionnels (les prénoms à connotation biblique), la suite du spectacle se transforme peu à peu en un prêchi-prêcha new-age - c’est-à-dire à la lisière entre le protestantisme chrétien et la scientologie. Dès lors, tous les éléments du scénario ne tendent qu’à prouver que seuls les croyants peuvent espérer être sauvés le jour du Jugement dernier. Des extra-terrestres en forme d’anges au jardin d’Eden final, en passant par le feu destructeur et salvateur, tous les clichés religieux sont convoqués pour faire de cette dernière heure une messe des temps modernes. Autant dire que les incrédules risquent d’être fort irrités par cette propension du cinéma Hollywoodien à faire de la propagande pour des mouvements religieux aussi sectaires. Au final, Prédictions apparaît bien comme le digne successeur de Signes, l’insupportable bondieuserie de Shyamalan aux relents obscurantistes. Repentez-vous mes frères, car vous allez pêcher en fuyant la salle qui programme ce tissu d’âneries.
-Fin de Citation-
Cet article est tiré du site http://www.avoir-alire.com/article.php3?id_article=11582
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire